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Le parc de Roodebeek, désormais site classé
Le vendredi 26 juin 2020

Le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale vient d’entériner le classement du parc de Roodebeek.

La procédure, entamée en 2008, a nécessité la réalisation de certains aménagements : la construction de l’étable, la rénovation de la plaine de jeux et de l’arboretum, ou encore le remplacement de clôtures. Depuis 1998, le parc était inscrit sur liste de sauvegarde. Le classement représente l’ultime mesure de protection en matière de patrimoine. Les critères pour l’obtenir sont extrêmement stricts en région bruxelloise, raison pour laquelle la procédure peut parfois prendre beaucoup de temps. Témoin de modes de vie et de techniques d’autres époques, ce patrimoine est un héritage que nous devons conserver et transmettre aux générations futures. Gregory Matgen, échevin de l’Environnement, rappelle que l’initiative du classement avait été prise, à l’époque, par Daniel Frankignoul, alors échevin de l’Urbanisme et du Patrimoine.

Ouvert au public depuis 1948, le parc de Roodebeek constitue un espace de 4,5 hectares, très apprécié du public. Il est issu de la fusion des propriétés Devos (dont la maison est devenu le musée communal) et Montald (dont la villa est l’actuel Roodebeekcentrum). Ancienne carrière de sable et de pierres, le relief y est, par endroits, très accidenté. D’aucuns se souviennent peut-être qu’une piste de ski y fut installée dans les années 1960 ! 

Il présente un mélange d’essences horticoles datant de l’époque où il était privé (hêtre pourpre, marronnier, robinier, cerisier) et d’espèces indigènes qui colonisent progressivement le sol, donnant un aspect naturel à l’ensemble des massifs. On y rencontre de très beaux hêtres, chênes rouges, tilleuls et une belle diversité botanique de sous-bois. Le parc abrite aussi une faune variée, principalement avicole.

Le classement est justifié par l’intérêt historique, scientifique et esthétique du parc.

La partie basse (où se situent le pavillon Roodebeek, l’animalerie, l’aire de jeux, la villa Montald) ne fait pas partie du classement, mais reste inscrite sur la liste de sauvegarde. Le site s’inscrit dorénavant dans une large zone de protection, laquelle permettra de protéger les vues vers et depuis le site classé

Ce classement ouvre le droit à l’obtention de subsides qui permettront de prendre des mesures supplémentaires visant à sauvegarder certaines zones. En effet, les pentes sablonneuses sont très sujettes à l’érosion naturelle (principalement causée par les pluies), phénomène encore aggravé par l’intense passage des promeneurs. Désormais, la commune et Région pourront s’associer afin de préserver ce splendide parc.

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