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Institutions francophones
“Ce n’est pas une question de “tout à la région ou tout aux communautés”, mais la recherche d’un juste équilibre”
Le mercredi 23 septembre 2020

Les négociations fédérales n’aboutissent toujours pas et la confiance semble brisée entre les négociateurs. Olivier Maingain, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert et ex-Président de DéFI, était l’invité de BX1, de Bel RTL et de LN24.

“Il faut parfois savoir se taire”

Comme beaucoup de citoyens, Olivier Maingain est fâché de voir l’amateurisme de certains présidents de partis lors des récentes négociations fédérales : « Il y a une telle immaturité chez certains par rapport aux enjeux et à la crise.

La difficulté d’une négociation gouvernementale est réelle mais quand vous négociez et que vous n’êtes pas spécialement en position de force pour obtenir un résultat, ce n’est la bonne manière pour atteindre son objectif que d’aller se répandre dans les médias. Georges-Louis Bouchez porte une responsabilité personnelle dans l’échec actuel parce que quand on négocie, il y a des moments où on se tait.  Il  a cette stratégie personnelle de considérer que si une journée se passe sans qu’il ait produit un événement médiatique, c’est que c’est une mauvaise journée pour lui mais c’est surtout une mauvaise journée pour le pays. On sait que retrouver dans ce pays le sens de la mesure, de la pondération et de la raison pour aller vers des accords gouvernementaux est encore plus difficile que par le passé. On a connu une sorte de rupture dans la vie politique depuis le gouvernement avec la N-VA mais raison de plus pour avoir la maîtrise de soi-même. Raison de plus pour que les présidents de partis gardent leurs nerfs et soient capables de dépasser la recherche de la petite satisfaction immédiate d’une communication médiatique. »

Recherche d’un équilibre francophone

Depuis de nombreuses années, l’ex-Président de DéFI plaide pour plus de concertation entre les francophones, Bruxellois et Wallons : « La concertation francophone n’existe plus. Or, il faut mettre de l’ordre dans les institutions francophones. Il faut se poser la question du fédéralisme et de l’efficacité francophone. Pourquoi ? Parce qu’il va falloir gérer des moyens budgétaires restreints, ne nous le cachons pas. Il va falloir apprendre à être plus efficace avec moins de moyens budgétaires. C’est plus que nécessaire mais c’est aussi une question de responsabilité. Je plaide pour qu’il y ait, sereinement, une rencontre entre présidents de partis francophones et représentants des gouvernements pour savoir comment mettre de l’ordre dans la maison francophone.Il faut simplifier les institutions mais il ne faut pas se dire non plus que si on supprime une institution on va d’office être plus efficace parce qu’on pourrait peut-être y perdre de la coopération et de la solidarité. Ce n’est pas une question de “tout à la région ou tout aux communautés”, mais la recherche d’un juste équilibre. »

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